dimanche 29 mars 2009

Anathaniel GAUSMAN et Mariaka NISHI (Anne ASTIER) : photographies



Photographies lors d'une rencontre à Marseille, Août 2008

La jetée des rêves : une exposition dans le ciel de Tournicoton, au Centre d'Arts et d'Essais Transdisciplinaires










Vues de l'exposition La jetée des rêves

Anathaniel GAUSMAN et Mariaka NISHI en train de préparer La jetée des rêves

Anathaniel GAUSMAN et Mariaka NISHI en train de préparer La jetée des rêves


Anathaniel GAUSMAN dans l'exposition La jetée des rêves en préparation avec Mariaka NISHI

Anathaniel GAUSMAN et Mariaka NISHI en train de préparer La jetée des rêves

Anathaniel a créé des lunettes avec une photo de jetée

Scéance de photos sur la jetée des rêves


Séance de photos sur la jetée - Anathaniel GAUSMAN photographie Mariaka NISHI
(répétitions d'une performance pour le soir du vernissage mais qui ne sera pas utilisée)

La jetée des rêves : l'article de Montparnasse BELGAR

L'article avec Montparnasse BELGAR, pour Territoire Digital (photo Naastik RAU)
Etaient présents Coulaut MENGES, Anathaniel GAUSMAN et Mariaka NISHI

La jetée des rêves : le vernissage de l'exposition

C'est grâce à Moya JANUS (l'avatar coloré) que l'exposition a participé à la programmation du Sept Off (manifestation photo dans la région niçoise et dont l'artiste Patrick MOYA gérait également la partie Second Life)

Une ambiance de profond respect et d'émotion régnait pendant toute la durée du vernissage

La percée quantique : un film de Anne ASTIER, images Anathaniel GAUSMAN


















Visionner le film sur Dailymotion

jeudi 3 juillet 2008

" Si vous m'aimez d'amour" une installation multimedia organisée par Mariaka NISHI et ses amis

"c'est entre la dolce vita et wenders" s'est exclamé typote beck à propos de la nouvelle installation de anne astier / mariaka nishi
peut être aussi un brin de jules et jim, ou de chris marker

nous aimons avec typote évoquer des références cinématographiques pour nous aider à avancer

je travaille depuis 1994 à un concept de "roman multimedia filmé à même la vie"

cette expérience menée sur second life de "si vous m'aimez d'amour", en juin 2008, depuis l'identité de mariaka nishi investie de tout le passé artistique de anne astier, s'approche encore de ce concept depuis un autre endroit

l'endroit très cinématographique et interactif qui permet au spectateur du film de le reconstituer tout en déambulant sur le toit du centre d'arts et d'essais transdisciplinaires, et en écoutant la chanson du film puis, un clip video se met à exister, un premier, entièrement réalisé par internet :

le film global est de manser
la musique est de philippe kodekko
les paroles, mélodie et chant sont de anne astier
l'aide au mixage son est de sayax
les très belles photos sont nées de la rencontre magique et simple avec sacre sur une plage du sud de la france, qu'ont partagé aussi mon compagnon et notre enfant
j'ai voulu l'ensemble comme une célébration de la vie, et de ce merveilleux flux qui passe entre des êtres et en devient création
il faut être en marche* pour connaître mes installations sonores et visuelles, cognitives aussi, sensuelles et multidimensionnelles, et qui ne cherchent qu'à guider juste un peu vers ce nouveau territoire, plus lointain encore que second life, et qui est le territoire du coeur ... un territoire à investir tous ensemble par les si belles fleurs que sont les nôtres note très importante : toutes les relations qui ont permis à cette exposition de voir le jour (contrairemenent à jusqu'à présent où elles étaient exclusivement vécues à même SL, c'en était la consigne) ont été cette fois vécues depuis d'autres dimensions de réalité : la vie réelle, et le web traditionnel
3 niveaux de réalité relationnelle différents ont donc participé à ce projet, SL, RL, et le Web

* référence à "les anges aussi rêvent" qu'il faut parcourir pour chercher des fragments de textes, à "l'échelle de l'ange" où un grand chemin ascensionne dans le ciel, délivrant des messages jusqu'à cette plateforme où se déclenche le chant final, et ici "le monde n'est plus théâtre" où il faut fouler des images au sol comme pour les piétiner

"Si vous m'aimez d'amour" une installation multimedia organisée par Mariaka NISHI et ses amis





En regardant les photos de l'exposition de Mariaka, Sacre et Naastik, ça m'a rappelé des souvenirs.
Petit, quand je passais devant le cinéma du Théâtre de Poitiers, dans les vitrines il y avait les photos des films. Dans les cinémas avant (dans les halls des cinémas des salles d'arts et d'essais aujourd'hui, pas dans les gros complexes supermarché de cinéma des périphéries des villes), il y avait des photos couleurs ou noir et blanc de bonne qualité des scènes du film qui passait.
Accrochées à l'entrée, c'était parfois suffisant de voir ces photos. Parfois même les scènes donnaient mieux en photo qu'en mouvement dans le film.
La photographie c'est magique, et c'est encore plus beau en noir et blanc. Un photographe de cinéma, pas un photographe de plateau, c'est une grosse partie de la créativité du film.
Sur son film La Belle et la Bête, Cocteau demanda à Alekan son directeur de la photographie, de ne pas faire comme il avait l'habitude de faire dans les films de l'époque, c'est à dire des flous artistiques dans une ambiance de brume. Il voulait une image nette et claire.
Ensuite dans Le Testament d'Orphée on retrouve une scène pleine lumière du même type. Tout est blanc net, brille et pourtant on est dans l'imaginaire de Cocteau, dans un rêve. Le Sphinx traverse lentement la scène avec ses ailes blanches déployées.
La Belle et la Bête :http://www.youtube.com/watch?v=EY9tHc-Ea6o&amp
Cocteau et les mythes :http://www.youtube.com/watch?v=EsQS0jjgaFE&feature=related

Après dans mes souvenirs il y a l'Italie de la Dolce Vita.
C'est à dire l'Italie de l'Olympe, aussi imaginaire que réelle avec ses personnages comme des icônes. (Dolce Vita - dernière scène - extérieur plein jour)
Tout se mélange dans ma tête avec les photos de l'expo.
" Et Mastroianni descendit sur la plage et l'enfant courait. La lumière était celle du Sud, d'un Sud bien au-dessous de la Loire et tout baignait en elle. Tous s'arrêtèrent autour d'un groupe de pêcheurs qui tiraient dans leur filet un animal impossible. Etait ce un poisson géant ou une méduse étrange, en tout cas ses deux grands yeux les fixaient.
Plus loin sur la plage il y avait un être, une apparition qui sortait du sol subrepticement puis replongeait comme pour se protéger du soleil. C'était un ange ?
Mastroianni qui n'avait pas dormi de la nuit et dont les sens émoussés par l'alcool le tiraient vers le sol ne prêta pas attention à la scène. Il remâchait son amertume et la lumière ne l'atteignait pas, d'ailleurs combien de rendez-vous avait-il manqué exprès ?"
Dans la scène finale c'est sa muse qu'il abandonne.
La scène finale de la Dolce Vita :http://www.youtube.com/watch?v=0_yA53yXrgY&feature=related

Puis les anges traversent le noir et blanc pour rejoindre la couleur.
Avec Alekan toujours mais chez Wenders beaucoup plus tard.
Les Ailes du désir, mon film préféré, où les anges quittent la religion pour prendre une dimension mythique. La suite des Ailes du désir est un hommage à Alekan. Lorsque les anges descendent sur terre, ils passent du noir et blanc à la couleur, et deviennent terrestres, réalistes, mortels. Les photos de cette expo sont les anges retrouvés dans leur éternité.
(Les ailes du désir - première scène extérieur - plein ciel).
L'ouverture des Ailes du Désir : http://www.dailymotion.com/video/x2sfpr_les-ailes-du-desir-wim-wenders-1987_creation
"C'était un ange, comme ceux que l'on trouve à Berlin, sur les cimes des édifices ou derrière les épaules , invisibles. l'enfant l'aperçut en premier et courut vers lui. Pour l'enfant l'ange se laissa attraper. Les anges étaient descendus de Berlin, avaient-ils pris le train un entre deux trains, pour un rendez-vous avec la lumière. L'homme se tenait debout et sa chemise blanche avait l'élégance qui seyait à l'instant. Un paparazzi le saisit et dans une boîte captura son âme. L'ange emporta son âme et apprit à l'enfant à devenir un marin.
L'espace d'un instant le ciel s'éclaircit au dessus de Berlin, et Marseille ville d'avant les pays confondit un instant les mythes anciens les anges nouveaux et les monstres marins."
Texte de Typote BECK